Passer du statut de salarié à celui d’indépendant offre certes plus de liberté, mais demande en contrepartie un certain savoir-faire pour démarcher des clients, s’assurer un certain niveau de revenus…

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Pas un jour sans qu’on ne parle de la fin du salariat, de l’uberisation du travail. Demain, tout le monde vendra ses compétences en direct à qui voudra bien les rémunérer pour les utiliser. Vous êtes comptable, digital manager, banquier, commercial, vous avez un métier et des compétences qui ont de la valeur. L’uberisation (ou ubérisation), du nom de l’entreprise Uber, est un phénomène récent dans le domaine de l’économie consistant en l’utilisation de services permettant aux professionnels et aux clients de se mettre en contact direct, de manière quasi instantanée, grâce à l’utilisation des nouvelles technologies Mais voilà, habitué à être salarié, vous n’avez pas eu l’occasion de vendre votre savoir-faire depuis votre entretien d’embauche qui remonte à quelques années. Mais s’il fallait vous vendre sur le marché, comment feriez-vous? Quels arguments mettriez-vous en avant? Quel serait le prix de vos prestations? L’exercice n’est pas facile mais s’avère indispensable pour qui veut devenir indépendant. Vous pouvez vous inspirer d’un modèle: celui des intermittents du spectacle. Un intermittent du spectacle est en France un artiste ou technicien qui travaille par intermittence pour des entreprises du spectacle vivant, du cinéma, et de l’audiovisuel et qui bénéficie, suivant des critères de nombres d’heures travaillées, et après une cotisation supplémentaire appliquée uniquement à cette tranche socio-professionnelle, d’allocations chômages.  Il s’agit de l’Allocation de retour à l’emploi, disponible aussi pour les salariés du régime général, depuis le 1er octobre 2014, permettant de cumuler une allocation et un salaire, sous conditions particulières. Fixez-vous une rémunération minimale: les intermittents ont des barèmes, souvent à la journée. Faites pareil. Travaillez en mode projet: le seul moyen de ne pas avoir de trop longue période sans revenus, c’est de mener de front plusieurs projets à différents niveaux de développement. Ayez du culot mais sans vous survendre: pour décrocher un projet il faut convaincre mais pas mentir. Vous ne pouvez pas accepter un rôle en anglais si vous n’en parlez pas un mot. Faites une bande démo: un CV ne suffit pas, on veut voir ce que vous avez déjà fait. Il vous faut une démonstration, une liste de clients convaincus et des recommandations. Certains font même des pilotes pour vendre leurs idées. Il faut donner envie d’aller plus loin.

Pensez au bouche à oreille: n’oubliez pas qu’un client qui n’est pas satisfait, c’est la pire publicité. Mais il faut aussi se montrer courtois avec les personnes avec qui vous n’avez aucune envie de travailler. Pour refuser un client qui ne vous plaît pas, dites-lui que vous êtes trop demandé. New Call-to-action